People from the hills

In this second post about my trip to rural Romania, I’d like to tell you more about some of the wonderful people I’ve met. Indeed the charm of the Romanian countryside isn’t only in the way old traditions are being kept, but also a lot in the generosity of its people. They’ve really made my time there! Not only that they easily agree to be photographed and even seem to like my idea of documenting their traditional lifestyle which is fading away, but each  time we visited someone’s home, we left with our bag and pockets loaded. Maybe another old tradition?

Apples, walnuts, cheese, jam, bottled preserves, fresh milk, spirit… I can’t even count all what we received! Of course all this organic and homemade. They were giving us their phone number saying we are welcome anytime, women were hugging me to say goodbye!

Dans ce second billet sur mon voyage en Roumanie, j’aimerai vous parler un peu plus de quelque-unes des personnes formidables que j’y ai rencontré. En effet le charme de la campagne roumaine ne se trouve pas seulement dans ses vieilles traditions toujours bien vivantes, mais aussi beaucoup dans l’immense générosité de ses habitants. Ce sont bien eux qui ont rendu mon voyage inoubliable!  Non seulement ils acceptent facilement d’être photographié et ont même eu l’air d’aimer mon idée de documenter leur style de vie, mais surtout, à chaque fois que nous sommes entrés chez quelqu’un, nous sommes repartis les sacs et les poches pleines. Peut-être que cette générosité est elle-même une vieille tradition finalement?

Pommes, noix, fromage, confitures, conserves, lait frais, eau de vie… Je ne compte même plus tout ce que nous avons reçu! Bien entendu, le tout bio et fait maison. Ils nous donnaient leur numéro en nous disant que nous étions les bienvenus n’importe quand, les femmes me serraient dans leur bras pour me dire au-revoir!

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Romania, Maramures, tradionnal, costume, Roumanie, traditionnel, traditions
In Maramures region, Maria still wears her traditional costume and the old fashioned shoes that go with it...
Dans la région des Maramures, Maria porte toujours le costume traditionnel et les chaussures qui vont avec...

I received from them so much of positive energy… With the medias swamping us with awful informations about the human kind, I think this is the main reason why I love so much spending time in the countryside around the world: I feel that I’m finding there the essence of Humanity. It gives me faith in human beings and perhaps it makes a better person of me… Let’s recognize it, how many of us would react positively if a foreigner would come, even with a local, and knock our door (more or less) saying: « Hi! Sorry to interrupt, but we are here to document your lifestyle and traditions. May we enter your home and photograph you during your daily activities? »? And would this stranger leave with the fruits from the garden on top of that?

J’ai reçu d’eux tant d’énergie positive… Avec les médias qui nous abreuvent d’informations désastreuses sur le genre humain, je crois que c’est la première raison qui fait que j’aime autant passer du temps dans les campagnes à travers le monde: j’ai l’impression d’y trouver l’essence de l’Humanité. Cela me donne confiance en l’être humain, et peut être que cela fait de moi une meilleure personne… C’est vrai, avouons-le, combien d’entre nous réagirai positivement si un étranger frappait à notre porte, même accompagné d’un local, en disant (grosso-modo): « Bonjour! Désolé de vous interrompre, mais nous sommes ici pour documenter votre mode de vie et vos traditions. Pourrions-nous entrer chez vous et vous photographier dans vos activités? »? Et est-ce que cet étranger repartirai avec les  fruits du jardin en prime?

NICOLAÏ

 We met Nicolaï while driving through a small village uphills of Bran. He was working in his front yard and we decided to stop and talk to him about our ongoing project. He agreed straight away and seemed even happy that we came to him with this interest of seeing his traditional way of living.

 Nous avons rencontré Nicolaï alors que nous traversions un petit village dans les collines surplombant  Bran. Il travaillait dans sa cour et nous avons décidé d’aller sa rencontre et de lui parler de mon projet. Il a été immédiatement d’accord et même enthousiaste de l’intérêt que nous portions à son style de vie traditionnel.

I’ve been impressed by Nicolaï’s strength: he is now 89 and he seems to still work so hard every day to take care of his land and animals. Five hectares of meadow and orchard, one horse, one cow and few hens still are what feeds him everyday…


J’ai été impressionnée par les forces de Nicolaï: à 89 ans il semble travailler dur jour après jour pour s’occuper de ses terres et de ses animaux. Cinq hectares de prés et de verger, un cheval, une vache et quelques poules sont encore aujourd’hui ce qui le nourrit…


Nicolaï has lost his wife and two sons and his grand-daughters now live in Italy. He’s very well aware that once he will die, his land will be sold and his 200 years old house will be pulled down and replaced by a modern one. As he says « All this will be gone forever »… I guess that the idea of « leaving a track » is one of the reasons why he happily took part to my photo-documentary…


Nicolaï a perdu sa femme et ses deux fils, et ses petites-filles vivent en Italie, alors il est bien conscient que lorsqu’il mourra ses terres seront vendues et sa maison vieille de 200 ans sera démolie et remplacée par une autre plus moderne. Comme il dit « Tout cela disparaîtra à jamais »… Je crois que l’idée de « laisser une trace » est l’une des raisons qui l’ont rendu si heureux de participer à mon documentaire…


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Before we left, Nicolaï insisted to give us some of the milk he had just taken from his cow.
Avant que nous ne partions, Nicolaï a insisté pour nous donner le lait qu'il venait de traire.

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Nicolaï taking care of his horse, the essential ally to rural life.
Nicolaï prend soin de son cheval, allié indispensable à la vie rurale.

JON

Jon is a shepherd we met by chance on a hill road and a reaaally funny guy! We had a passionate discussion with him as he was telling us about the people who are raising bears not far from where we were. They receive funds from the EU to reintroduce bears in the remote Romanian mountains, but according to him, corruption is once again in the place and the money goes away… Then the cubs not being fed enough escape as soon as they grow up and come to eat his sheep. The story is nothing funny, but hell, the character was hilarious in his narrative style! We’ve been laughing out loud for a good five minutes of dramatic gestures and expressions… The guy was really pissed-off!


Jon est un berger rencontré au hazard d’une petite route… et tout un personnage! Nous avons eu avec lui une conversation passionnée alors qu’il nous parlait des gens qui élèvent des ours non loin de là. Ils reçoivent des fonds de l’Union Européenne pour ré-introduire l’ours brun dans les montagnes reculées de Roumanie, mais selon Jon, la corruption est encore une fois de la partie et l’argent est détourné… Les petits ours sous-alimentés s’échappent dès qu’ils sont assez grands et viennent s’en prendre à ses moutons. L’histoire n’à rien de drôle, mais qu’est ce que le personnage était hilarant dans son style narratif! Nous étions morts de rire pendant les cinq minutes qu’on duré son récit, accompagné de grands gestes et d’expressions intenses… Il avait vraiment les nerfs!


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Jon, like the others, seem proud of his animals and really close to them.
Jon, comme les autres, semble très proche et fier de ses animaux.

Reveïka

 Reveïka was so adorable, I would have made her my Romanian grand’ma! She’s a very active old lady and one of the first things she did was to go and pick up apples for us! We went to meet her in her little house on the edge of the hills above Holbav as we heard she was the specialist around there for traditional weaving. Every winter, when there’s not much to do outside and the temperatures are such than you better stay near the stove, she weaves blankets and ornaments for the church. The first time we were there was still a bit early and she hadn’t set up her old weaving machine inherited from her mother, but she gave us her phone number saying she would do it as soon as she finds the time.

 Reveïka était si adorable que j’aurais bien fait d’elle ma grand mère roumaine! L’une des première choses qu’elle a faites à notre arrivée a été d’aller nous cueillir des pommes! Nous étions allé la trouver dans sa petite maison au sommet des collines d’Holbav car nous avions entendu dire qu’elle était la spécialiste du tissage tradionnel dans le coin… Chaque hiver, quand il n’y a plus grand chose à faire dehors et que les températures incitent plutôt à rester près du poêle, elle tisse des couvertures ou des décorations pour l’église du village. Le première fois que nous sommes allé chez elle il était un peu trop tôt et elle n’avait pas encore monté le vieux métier à tisser hérité de sa mère. Elle nous a donc laissé son numéro, en nous assurant qu’elle le ferait dès qu’elle trouverai le temps.

As the day was ending, it was time to bring the cow back to the shed and we were amazed to find out that Reveïka is taking it every day on the neighbor hill, more than half an hour of walk from her house… And not on the easiest path! The reason was that the piece of land there belongs to her husband, and these people are very respectful of properties. Even if there are plenty of space and grass around to graze the cattle and very few fences, they know exactly who own what and wouldn’t let their animals out on the neighbor’s land.

Peu avant la tombée du jour, ce fut le moment d’accompagner Reveïka chercher sa vache pour la ramener à l’étable. Nous étions surpris d’apprendre qu’elle l’emmène paître chaque jour sur la colline voisine, à plus d’une demi-heure de marche de sa maison… Et pas sur les chemins les plus faciles! La raison: ce bout de terre appartient à son mari, et les gens ici sont très respectueux de la propriété de chacun. Bien qu’il y ait une large étendue de pâturages tout autour et très peu de barrières, ils savent parfaitement à qui appartient quoi et ne laisseraient pas leur animaux brouter le pré du voisin.

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The old weaving machine, a winter time activity.
Le vieux métier à tisser, une activité d'hiver.

Yoan

Yoan and his family are Reveïka’s closest neighbors, they live few hundreds meters away from her house. During the summer he works as a shepherd before joining his family for the winter. A cheerful character and, like many men around there, rather fond of « tsuika » -the local spirit every family makes- he naturally invited us to share it with him… from 10am! As one glass is nothing to them and refusing would have been an offense, I played the card of driving to politely decline… My friend Florin hasn’t been that lucky! With a lot of dignity, he accepted to go with the tradition, which gave us a good fit of the giggles!

 Yoan est le plus proche voisin de Reveïka, lui et sa famille vivent à quelques centaines de mètres de chez elle. L’été, il propose ses services comme berger avant de rejoindre sa famille pour passer l’hiver. D’un naturel jovial, et comme beaucoup d’hommes ici, assez porté sur la « Tsuika » (eau de vie locale que chaque famille distille elle-même), il nous a bien sûr invité à la partager avec lui… dès 10h du matin! Comme un verre n’est rien pour eux et que refuser aurait été une offense, j’ai joué la carte de la conduite pour y échapper… Mon ami Florin, lui, n’a pas eu cette chance! Il s’est donc (très dignement) plié à la tradition, ce qui nous a valu quelques fou-rires!

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Posing with the family's main power of work: the oxen.
La principale force de travail de la famille: les boeufs.

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Yaon and his homemade tsuika.
Yoan et sa tsuika faite maison.

These people from the hills live a simple life, without running water or electricity, but they have pride. I could see that in the way they were easily up to be photographed. They aren’t materialists but in tune with nature and helpful to each other.  Ultimately, they have nothing to be ashamed of in comparison to modern life…

Ces gens des collines vivent simplement, sans eau courante ni électricité, mais ils sont fiers. Cela se voit dans leur entrain à être photographié, et ils ont bien raison. Ils vivent une vie exempte de matérialisme mais pas d’entraide, et en phase avec la nature qui les entoure. Ils n’ont peut être pas tant que ça à envier à la vie moderne…

1 Comment

  1. Karma Tibet 3 mars 2016 at 4 h 46 min

    HEY dear, beautiful work n documentary style. keep rocking, happy to go through ur page. GLAD to meet u on my journey. C YOU

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